L'ONG Reporters sans frontière (RSF) a évoqué, vendredi 11 septembre, l'état de santé "particulièrement préoccupant" du journaliste algérien Khaled Drareni, en prison depuis le 29 mars. Se basant sur cette information, les comités de soutien à Khaled Drareni, mis sur pied au lendemain de son incarcération, réitèrent l'appel à la libération immédiate et inconditionnelle du journaliste. 

Pour les deux comités, la dégradation de l'état de santé de Khaled Drareni nécessite une remise en liberté urgente et sans condition. Dans son rapport, RSF a d'ailleurs fait savoir que, lors de son procès en appel qui s'est déroulé le 8 septembre, Khaled Drareni était apparu très amaigri, mais aussi très affaibli. RSF déplore, dans son communiqué, les « conditions difficiles » de l’incarcération du journaliste.

Par conséquent, les comités de soutien national et international à Khaled Drareni mettent la pression sur les autorités algériennes pour la remise en liberté du correspondant et journaliste indépendant. Les deux collectifs rappellent que l'emprisonnement et la détention du directeur de Casbah Tribune sont arbitraires dès lors que les charges retenues contre lui sont « absurdes et son dossier est vide ». Selon RSF aussi, il est urgent de mettre fin au harcèlement judiciaire que subit le journaliste, car la procédure engagée contre lui met en danger sa santé.

À lire aussi :  France : Le coût de la vie pour les étudiants en forte hausse

Il importe de noter que le comité local de soutien au journaliste Khaled Drareni a été créé juste après la condamnation le 12 août dernier du journaliste à trois ans de prison ferme. Il est composé de journalistes, d’avocats, d’associations et de militants de la société civile. Ce collectif organise chaque lundi, à Alger, des rassemblements pour réclamer la libération du journaliste. Pour le comité international de soutien au correspondant de TV5 Monde, il a été créé le 23 juillet dernier.

Rappelons que le journaliste Khaled Drareni a été condamné en première instance à trois ans de prison ferme. Lors de son procès en appel, qui s’est déroulé le 8 septembre, le procureur de la République a requis contre le journaliste quatre ans de prison ferme. Le verdict sera rendu mardi 15 septembre.

Lire aussi : Condamnation de Khaled Drareni : Le cri de colère de la diaspora algérienne