La députée islamiste Naïma Salhi, présidente du Parti de l'équité et de la proclamation, a partagé, samedi 12 septembre, une nouvelle vidéo sur sa page Facebook à travers laquelle elle défie la justice algérienne. Elle a déclaré ne pas revenir sur ses propos jugés racistes et haineux. Elle qualifie aussi les avocats et le militant qui ont déposé plainte contre elle de « menteurs ».

En effet, Naïma Salhi a partagé, samedi, une vidéo sur sa page Facebook dans laquelle elle déclare que ses propos tenus durant le trois dernières années ne sont pas le fait de la « sorcellerie » dont elle se dit victime.

Elle affirme qu’elle tient le même discours depuis dix à vingt ans et ne compte pas « revenir sur ses propos ». Ainsi, elle défie la justice qui l'a dans le collimateur, selon les déposants de la plainte qui la vise, à savoir les avocats Sofiane Dekkal et Kader Houali et le militant Salim Chaït

Dans le même ordre d'idées, la présidente du Parti de l’équité et de la proclamation nie, dans la même vidéo, avoir été convoquée par la Gendarmerie nationale. Comme cela a été rapporté par les auteurs du dépôt de plainte. Elle estime que leurs déclarations relèvent de la diffamation, notamment là où ils considèrent que la députée islamiste a inventé l'histoire de l'ensorcellement pour échapper à la justice, les traitant de "menteurs".

Pour rappel, les auteurs de la plainte contre Naïma Salhi ont publié, jeudi 10 septembre, un communiqué dans lequel ils faisaient savoir que la députée aurait été convoquée par les éléments de la gendarmerie de Cheraga, à Alger. Ils ont indiqué qu'il s'agissait d'une convocation dans le cadre de la plainte qu'ils avaient déposée contre elle le 9 juin 2019 pour « incitation à la haine raciale » et « appel au meurtre ».

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