Le calvaire des Algériens bloqués en France depuis la fermeture des frontières se poursuit. C’est le cas d’une famille originaire d'Algérie partie en France pour soigner son fils malade, a rapporté, lundi 21 septembre, le média électronique TSA.

Selon la même source, Karima, la maman du garçon malade, et son mari tentent par tous les moyens de rentrer au pays depuis un mois. En vain. Cette famille s'est retrouvée coincée en France sans possibilité de retour au pays. Néanmoins, elle espère toujours un éventuel vol de rapatriement qui lui permettra de rentrer en Algérie. La réalisation de son souhait est peu probable dans l'immédiat, puisque les autorités du pays ont mis fin aux opérations de rapatriement, sans pour autant rouvrir les frontières.

"Il y avait plus d'un millier dans notre situation à l'aéroport"

Cadre dans une grande entreprise en Algérie, Karima témoigne : «  Nous sommes partis en France pour les soins de notre enfant qui est malade. Il fallait qu’on parte, il n’y avait pas d’autres solutions ». Le séjour de la famille ne devait durer que quelques jours. Mais, pris de court par la pandémie et la série de mesures restrictives prises par la majorité des pays pour la contenir- à commencer par la suspension des liaisons aériennes et maritimes- le couple et leur enfant malade se sont retrouvés coincés dans ce pays étranger. Leur nombreuses tentatives de rejoindre le pays, via les vols exceptionnels déployés par l'Etat algérien, se sont avérées inutiles.

« A chaque fois que j’entends qu’il y a un vol de rapatriement, on se déplace tous à l’aéroport. La dernière c’était le 11 septembre. Il y avait plus d’un millier de personne dans notre situation à Orly pour un seul avion. Si vous n’êtes pas sur la liste, vous ne pouvez même pas accéder à l’aéroport. Air Algérie nous avait promis un autre vol de rapatriement le 16 septembre, mais en fait, c’était pour se débarrassait de nous », se plaint Karima.

Bien entendu, le cas de cette famille algérienne est loin de constituer l'exception. Aujourd’hui encore, plus de six mois après la fermeture des frontières, des milliers d'Algériens n'ont toujours pas pu rallier leur pays. Des ressortissants livrés pour la plupart à la précarité et surtout au flou concernant l'issue de leur calvaire.

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