Les maires français continuent à afficher leur soutien au journaliste algérien Khaled Drareni condamné à deux de prison ferme pour avoir couvert les manifestations du Hirak. Après les maires de Paris et de Lyon, aujourd’hui c’était au tour du maire de la ville de Clermont-Ferrand d’exprimer sa solidarité envers le journaliste algérien.

En effet, le maire de Clermont-Ferrand (une ville située au centre de la France), Olivier Bianchi, a déployé, ce lundi 28 septembre, une banderole de soutien au journaliste Khaled Drareni sur la façade de l’Hôtel de ville. Le secrétaire général de Reports sans frontières (RSF) Christophe Deloire était présent. Plusieurs autres grandes villes françaises, comme Paris, Lyon et Bordeaux, ont d’ores et déjà exprimé leur soutien au journaliste algérien.

Pour Olivier Bianchi, il est important de défendre la liberté de la presse. Il estime que la société a besoin de « ces journalistes, y compris dans leur esprit critique…parce qu’ils font un contre-pouvoir et permettent d’éclairer les citoyens ». De son côté, Christophe Deloire a déclaré que le geste du maire de Clermont-Ferrand « est un signe envoyé au pouvoir algérien, à un pouvoir autoritaire » pour lui dire qu’il y a une mobilisation qui dépasse les frontières.

Rappelons que juste après sa condamnation en appel par la justice algérienne à deux ans de prison ferme, de nombreuses villes françaises ont affiché leur soutien au journaliste Khaled Drareni. Le 15 septembre, la mairie de Paris-Centre a arboré une bêche de deux mètres de haut affichant le portrait du journaliste sur le fronton de sa mairie. Le 18 septembre une bâche de solidarité a été dévoilée sur la mairie de Lyon. Aussi, à Tunis, le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a affiché sur la façade de son siège le visage de Khaled Drareni.

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