Des centaines de sans-papiers se sont réunis, samedi 26 septembre, devant la préfecture de Puy-de-Dôme, au centre de la France, pour demander la régularisation de leur situation. Ils sont environ 160 sans-papiers à Clermont-Ferrand à réclamer un titre de séjour, selon le journal France Bleu.

Selon la même source, les représentants des sans-papiers devront tenir une rencontre avec le préfet prochainement. Ils ont obtenu un rendez-vous avec lui pour la semaine du 5 octobre. Plusieurs associations soutiennent ces jeunes en situation irrégulière en France. L'Unef, Réseau éducation sans frontières, Saje, Collectif citoyen 63, Soasa ou encore la Cimade et la Ligue des droits de l'homme appellent à trouver une solution à ces jeunes qui accumulent les difficultés sans titre de séjour.

L’un des manifestants raconte : « Ça m'a fait perdre beaucoup de travail parce que certains patrons ont peur de nous prendre sans titre de séjour. J'ai perdu deux ou trois boulots à cause de cela. D'autres patrons me disent qu'il faut le permis de conduire pour être embauché mais sans titre de séjour je ne peux pas passer le permis de conduire. Toutes les portes nous sont fermées. On dénonce cette situation parce qu'on en a marre. »

Pour Marie Guillerminet, militante à la Ligue des droits de l'homme et membre du Réseau Education Sans Frontières, cette situation « leur complique beaucoup la vie. Ils se plaignent beaucoup de ne pas pouvoir passer le permis de conduire c'est très gênant parce qu'ils travaillent sur des chantiers ou dans des commerces et ils ont besoin du permis pour rejoindre leur lieu de travail. Ils n'ont pas le droit aux allocations logement, donc s'ils veulent avoir le moindre bout de logement ils paient plein pot ».

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Elle explique que « pour trouver un travail c'est aussi compliqué, allez chercher un travail en disant à un patron que mon droit au séjour et au travail est de trois mois, cela n'incite pas à l'embauche ».

Pour rappel, un rassemblement a été tenu devant la préfecture de l’Isère, le 23 septembre, par la Confédération générale du travail (CGT) des travailleurs sans-papiers de l’Isère, soutenue par la Coordination iséroise de solidarité avec les étrangers migrants. Les militants ont exigé la régularisation de la situation des travailleurs sans titre de séjour.

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