La majorité des avocats à travers le pays ont respecté l’appel à la grève générale lancé par l’Union nationale des Ordres des avocats (UNOA). En effet, tous les tribunaux et toutes les cours ont été contraints d’ajourner l’ensemble des audiences programmées le mercredi 30 septembre.

La grève générale des robes noires a paralysé, mercredi 30 septembre, toutes les structures de justice à travers l'Algérie. Les avocats ont respecté massivement l’appel de l’UNOA à boycotter toutes les activités judiciaires. Ainsi, les initiateurs de cette action estiment que le taux de suivi est de 100% sur l’ensemble du territoire national.

Donc, à travers cette grève, les robes noires réclament « la fin de la justice aux ordres » ainsi que le départ de l’actuel ministre de la justice Belkacem Zeghmati. Ils dénoncent, en outre, l’absence de l’indépendance de la justice. « L’avocat n’a plus sa place dans le système judiciaire actuel. Bien que toutes les lois ainsi que la Constitution lui confèrent une place de choix, la réalité amère est toute autre » a déclaré le bâtonnier Salem Khatri, dans une interview accordée au quotidien El Watan.

Pour rappel, l’Ordre des avocats d’Alger avait appelé, vendredi 25 septembre, à boycotter toute activité judicaire à la Cour d’Alger et dans tous les tribunaux qui lui sont affiliés, le 30 septembre et le 1er octobre, en guise de protestation à « l’humiliation » qu’a subi leur confrère, le bâtonnier Abdelmadjid Sellini. Ainsi, une semaine après l’incident qui s’est déroulé lors du procès en appel de Sovac, la mobilisation des robes noires a gagné l’ensemble des institutions judiciaires du pays.

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