Le procès de l’étudiant algérien Sid-Ahmed Ghlam s’ouvre ce lundi 5 octobre en France, devant la cour d’assises spéciale de Paris. Le prévenu est accusé d’avoir projeté, en avril 2015, une tuerie dans l’église de Villejuif en Val-de-Marne et d’avoir assassiné une professeure de fitness de 32 ans.

En effet, Sid-Ahmed Ghlam sera au box des accusés, ce lundi, aux côtés de neuf autres complices. Les prévenus sont accusés d’avoir planifié des attaques terroristes, évitées de justesse, contre une église à Villejuif, en avril 2015. Le jeune Algérien, âgé de 29 ans, est également accusé d'avoir assassiné Aurélie Châtelain, présentée comme une victime collatérale des projets terroristes de l’accusé.

Sid-Ahmed Ghlam reconnaît sa participation dans la planification des attaques contre l’église de Villejuif, mais soutient qu'il avait renoncé au projet. Il nie son implication dans le meurtre de la femme de 32 ans. Pour les autres accusés, ils sont jugés pour avoir fourni à l'Algérien une aide logistique ou matérielle. Le procès devrait durer jusqu’au 6 novembre.

Gilles-Jean Portejoie, avocat de l’étudiant algérien, se demande comment un homme intelligent et équilibré ait pu se laisser embarquer dans cette aventure. L’avocat reconnaît, cependant, que son client a été « radicalisé et téléguidé par l’organisation terroriste de l’Etat-Islamique (Daech) ». Gilles-Jean Portejoie soutient, par ailleurs, la thèse selon laquelle son client n'a pas tué la femme de 32 ans, même si, selon l’accusation, Ghlam a délibérément tué Aurélie Châtelain. Pour la défense, le meurtrier de la femme est « un mystérieux complice ».

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