La fortune de Lechnach Zoulikha-Chafika, dite « Mme Maya », ou la prétendue fille de l’ex-président Bouteflika, s'élève à des milliards en dinars et en monnaie étrangère. Lors de la perquisition de sa villa à Moretti (Alger), en juillet 2019, les éléments de la gendarmerie avaient découvert 9.5 milliards de centimes, 270 000 euros, 30 000 dollars ainsi qu'une quantité de bijoux en or.

Sa fortune ne se limite cependant pas à cela. Selon le journal arabophone Echorouk, qui mentionne l'arrêt du renvoi de son procès qui implique aussi d'anciens hauts responsables de l'Etat, l’intrigante femme détient plusieurs autres biens.

En effet, Mme Maya posséderait également six villas, un appartement et une autre construction de trois étages à Alger. La valeur de ces biens immobiliers est estimée, selon la même source, à 90 milliards de centimes. Lechnach Zoulikha-Chafika, qui n'était qu'une simple couturière durant les années 1990, aurait aussi acquis un chalet et deux appartements en Espagne. Le tout pour un montant de plus d'un million et 550 000 euros.

Des villas et des biens immobiliers en Algérie et à l'étranger

Ce n'est pas tout. Mme Maya aurait déposé des sommes d'argent colossales dans ses comptes bancaires. Au niveau du CPA (Crédit populaire algérien), elle aurait déposé 3,4 milliards de centimes. Son compte à la Natixis, ouvert à l'agence Didouche Mourad, à Alger, aurait été renfloué d'un milliard de centimes. A l'étranger, la même femme aurait placé un montant de 10 000 euros dans son compte ouvert auprès de la banque CAIXA, en Espagne. Ces biens et ces sommes d'argent faramineuses, Mme Maya les a "récoltés" grâce à ses relations avec de hauts responsables sous Abdelaziz Bouteflika.

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D'ailleurs, deux ex-ministres, à savoir Abdelghani Zaalane et Mohamed El Ghazi, ainsi que l'ancien DGSN, Adelghani Hamel, sont cités dans cette affaire, dont le procès s'est ouvert mercredi 7 octobre au tribunal de Cheraga, à Alger.

Madame Maya, ses deux filles et leurs co-accusés sont poursuivis pour « blanchiment d’argent dans le cadre d’une association criminelle organisée », « complicité dans l’abus de fonction », « violation de la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger », « demande et acceptation d’indus avantages en recourant à un agent public » et « complicité dans l’octroi d’indus avantages ».