La Cour suprême a décidé de casser le jugement en appel rendu par le tribunal criminel de Blida dans l’affaire Khalifa Bank. A la faveur de cette décision juridique, l'affaire de corruption la plus médiatisée d'Algérie sera rejugée prochainement par le même tribunal. 

La justice algérienne a prévu de rouvrir le 8 novembre prochain le dossier Khalifa Bank. L’affaire sera traitée, selon les sources du quotidien El Watan, par le tribunal criminel près la Cour de Blida. La Cour suprême a renvoyé l’affaire après cassation pour « non-audition de certaines parties entre accusés et témoins ».

Cette décision implique, donc, l’ouverture d’une enquête complémentaire. Ainsi, l’affaire de corruption qui a fait couler beaucoup d’encre durant plusieurs années en Algérie revient pour la troisième fois au tribunal criminel près la Cour de Blida. Le même quotidien a indiqué que la Cour suprême avait cassé le verdict il y a quelques jours, avant de renvoyer le dossier devant la même juridiction.

La décision de cassation met la juridiction de renvoi dans l’obligation de respecter les points soulevés par la Cour suprême. C'est-à-dire, le tribunal criminel aura à rejuger l’affaire, à ouvrir une enquête complémentaire et auditionner toutes les personnes citées.

Rappelons que plusieurs ex-ministres sont poursuivis dans cette affaire. D'anciens hauts responsables que la Cour suprême avait même mis sous contrôle judiciaire. Mais ils ont fini par obtenir un non-lieu et certains ont même été promus et nommés à de hautes fonctions de l’Etat.

Par ailleurs, cette décision de rouvrir l’affaire Khalifa rappelle « l'injonction faite à l’autorité judiciaire » par le défunt vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, de rouvrir les plus grands dossiers de corruption en Algérie.

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