Le procès en appel de l’homme d’affaires Ali Haddad a repris ce lundi 12 octobre, à la Cour d’Alger. Les condamnés dans cette affaire, à l’instar des deux ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, ont comparu lors de l’audience. Le principal accusé, Ali Haddad, est poursuivi pour « l'obtention de plusieurs indus privilèges immobiliers et bancaires et conclusion de marchés publics en violation de la législation en vigueur ».

Interrogé sur le projet de tuyauterie du tramway d’Alger, obtenu par l'ETRHB de Ali Haddad en 2015, Ahmed Ouyahia répond que le gouvernement ne fait que débattre sur le projet. Il explique que la manière dont le marché est donné et à qui il est donné « n’est pas une prérogative du gouvernement », mais plutôt de l’Agence nationale des grands travaux (ANGT).

Quant au projet de la cimenterie de Relizane, obtenu également par l’ETRHB en 2013, l’ancien Premier ministre réfute son implication dans ce dossier. Il fait remarquer au juge qu’à l’époque, il ne faisait pas partie du gouvernement.

Sellal confie qu'il était atteint du coronavirus

L'autre ex-Premier ministre cité dans cette affaire, à savoir Abdelmalek Sellal, a clamé devant  la Cour d'Alger qu’il était innocent des charges retenues contre lui, affirmant que sa conscience était « tranquille ». Il dit qu’il n’a pas peur, car il n’est pas un « homme corrompu ». Il soutient qu’il n'a fait qu’appliquer le projet du président déchu Abdelaziz Bouteflika et confie qu’à son âge, il voudrait mourir chez lui. Il évoque, à l'occasion, sa contamination au coronavirus qui lui a valu une hospitalisation de 15 jours.

Lors de l'audience de ce lundi, les cinq frères du principal accusé ainsi que plusieurs anciens hauts cadres de l’Etat ont été auditionnés, à l’instar de Amara Benyounes, Youcef Yousfi, Amar Ghoul. Notons que Ali Haddad, emprisonné à Tazoult, dans la wilaya Batna, et Ahmed Ouyahia, qui purge sa peine dans la prison d’El Abadla, dans la wilaya de Bechar, ont comparu par visioconférence.

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