Une famille algérienne avec deux enfants se retrouve, depuis quelques jours, dans la rue à Limoges en Haute-Vienne (France). La famille s’est vue refuser toutes les demandes de régularisation déposées auprès des autorités compétentes.

En effet, une famille algérienne avec deux enfants en bas-âge a vu leurs requêtes de régularisation (demande d’asile et titre de séjour) rejetées. Ainsi, les membres de cette famille sont contraints de vivre, depuis plusieurs jours, dans la rue et font l’objet d’une obligation de quitter le territoire français. La situation administrative de la famille qui est dans l’impasse préoccupe les associations humanitaires.

Le collectif de solidarité aux sans-papiers de Limoges soutient la famille et réclame un toit dans les plus brefs délais pour des « raisons humanitaires ». Au début, la famille a passé trois jours dans un hôtel grâce au soutien du collectif de sans-papiers. Mais depuis, les parents et leurs deux enfants passent leurs nuits dans une cave de quelques mètres carrés. Une solution provisoire et très rudimentaire.

L’avocate Blandine Marty déclare à France 3 qu’il faut demander aux autorités pourquoi ils remettent à la rue des personnes qui sont déjà fragiles ? Notamment en cette période de coronavirus et à la veille de la trêve hivernale ! Faisant savoir qu’elle a du mal à comprendre la logique des autorités.

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De son côté, la préfecture estime que le 115 (urgences sociales) connait le doublement des places d’accueil. Il ne peut donc pas accueillir tout le monde et souligne que ce n’est pas une solution de moyen et long terme. « Elles ne peuvent bénéficier d'une poursuite indéfinie de cet accompagnement financé par l'Etat, après une, deux, voire trois années de prise en charge » conclut un communiqué de la préfecture.

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