Qui est Farid Ikken, l'Algérien condamné à 28 ans de prison en France

La justice française a condamné, mercredi 14 octobre, le djihadiste algérien Farid Ikken à 28 ans de réclusion criminelle ainsi qu'à une interdiction définitive du territoire français. Cette condamnation intervient suite aux attaques perpétrées par l'homme d'origine algérienne contre des policiers à l'aide d'un marteau en 2017.

Les faits ont eu lieu précisément le 6 juin de l'année 2017. Ce jour-là, l'Algérien Farid Ikken avait jailli au milieu des touristes présents devant la cathédrale Notre-Dame de Paris et a agressé trois policiers à l'aide d'un marteau, tout en criant « c’est pour la Syrie ». Il a légèrement blessé l'un des policiers à la tête, avant qu'il ne soit finalement interpellé.

Né en Algérie, Farid Ikken a quitté son pays en 2000 à l'âge de 23 ans. Diplômé en journalisme, il s'était installé en Suède, où il est notamment embauché comme pigiste dans une radio locale. Au bout de 10 ans passées en Suède, Farid Ikken décide de retourner en Algérie pour lancer un site d’information. Son projet a néanmoins échoué au bout de deux ans.

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De retour en Algérie, Farid Ikken a changé de comportement

Des proches de Farid Ikken ont affirmé aux enquêteurs qu'il avait changé de comportement dès son retour de Suède en Algérie. L'homme aurait en effet commencé à s'isoler et aurait trouvé refuge dans l'islam. Ce qui avait étonné ses proches, du fait qu'il était issu d'une famille kabyle « aisée et peu pratiquante religieusement», selon les enquêteurs.

Ikken était alors devenu très pratiquant et évitait tout contact avec les femmes. Mais ses proches ont affirmé qu'aucun signe de radicalisation n'était visible sur lui. En mars 2014, il décide de partir en France pour travailler sur une thèse de doctorat sur « les nouveaux médias et les élections au Maghreb ». Mais le projet de l'Algérien était, vraisemblablement, tout autre.

« C’est l’heure de la vengeance, c’est l’heure du djihad »

En effet, lors de son arrestation, les policiers ont découvert sur son PC portable plein de contenus de propagande djihadiste. Parmi eux, une vidéo le montrait prêtant allégeance à Daech et déclarant : « c’est l’heure de la vengeance, c’est l’heure du djihad ».

Lors de son procès, Farid Ikken a soutenu qu'il n'avait aucune intention de tuer. Expliquant que son geste avait pour but d' «attirer l’attention de l’opinion publique française sur le massacre de (ses) petits frères et sœurs à Mossoul et en Syrie par l’armée française ». Un geste qu'il n'a d'ailleurs pas regretté, affirmant avoir « satisfaction du devoir accompli ».

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La cour d’assises spéciale de Paris a finalement décidé de condamner le djihadiste Farid Ikken à 28 ans de réclusion criminelle. La peine de l'Algérien de 43 ans est assortie d’une période de sûreté des deux tiers ( soit une période d’emprisonnement durant laquelle le condamné ne peut bénéficier d’aucun aménagement de peine) et d'une interdiction définitive du territoire français.

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