Les chiffres quotidiens liés au coronavirus en Algérie connaissent depuis quelques jours une hausse inquiétante. Le Comité scientifique chargé du suivi de la pandémie a d'ailleurs sonné la sonnette d'alarme. Il met en garde contre une nouvelle vague de contaminations dans le pays, à l'image de ce qui se passe dans les pays voisins, le Maroc et la Tunisie.  

Le coronavirus continue de circuler en Algérie. Après plusieurs jours marqués par une baisse notable des cas, le bilan quotidien des contaminations est reparti à la hausse. Le Comité scientifique chargé du suivi de l'épidémie de Covid-19 s'inquiète déjà.

Contacté par le média francophone L'Expression, le Pr Mohamed Bekkat Berkani, président du Conseil national de l’ordre des médecins et membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, juge « inadmissible » la reprise de la vie normale par les citoyens comme « au bon vieux temps », c'est-à-dire sans masques, alors que le virus circule toujours. Le praticien a d'ailleurs indiqué que la hausse des chiffres était due au « manque de civisme des citoyens ». « Il y a un relâchement de leur part. Il est flagrant », constate-t-il.

L'Algérie doit prendre la Tunisie et le Maroc comme exemple

Bekkat Berkani souligne, aussi, que « le couvre-feu n'est pas respecté » dans les wilayas concernées par le confinement. Et de citer l'exemple des citoyens qui « se baladent dans les espaces clos, les commerces, les transports et les marchés, comme au bon vieux temps, sans bavette ».

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Le spécialiste pointe également du doigt ceux qui « se prennent carrément pour des spécialistes et estiment que l'Algérie est à l'abri d'une deuxième vague de l'épidémie qui, faut-il le noter, frappe de plein fouet plusieurs pays du monde ». À ce propos, il a tenu à rappeler les cas du Maroc et de la Tunisie : « Notre voisin de l'est, la Tunisie par exemple, compte quotidiennement des milliers de cas et un peu plus d'une centaine de morts. Pareil pour notre voisin de l'ouest, le Maroc, qui fait face à une augmentation exponentielle des cas de contamination recensés par jour ». « Raison pour laquelle il faut que la population comprenne que les bilans de contaminations au virus qui concernent l'Algérie sont là pour affirmer que le coronavirus n'est pas derrière nous », a-t-il conclu.

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