De graves accusations pèsent sur les jeunes interpellés samedi 31 octobre à Tizi Ouzou, soit la veille du déroulement du référendum constitutionnel du 1er novembre 2020. Les 5 manifestants mis sous mandat de dépôt parmi les 13 interpellés, encourent entre 5 et 10 ans d'emprisonnement, si les accusations sont maintenues lors de leur procès.

En effet, le procès des 13 jeunes aura lieu mardi 10 novembre et ils risquent gros, selon les griefs retenus contre eux. Selon, Maître Youcef Sahli, l'un des avocats bénévoles des jeunes concernés, les peines encourues se situent entre 5 et 10 ans d'emprisonnement. Cela dans le cas où les griefs retenus sont maintenus lors du procès.

Il faut dire que les jeunes manifestants mis en détention provisoire risquent d'être poursuivis officiellement pour des accusations lourdes. En l'occurrence, plan de sabordage d'une opération de vote, avec usage d'une arme (Cocktail Molotov), agression contre une force publique, saccage de biens d'autrui et rassemblement armé.

Un handicapé mental parmi les jeunes interpellés

Il est loisible donc de constater que ce sont de graves accusations qui pèsent sur les jeunes détenus. Surtout que l'un d'eux est présenté comme ayant un handicap mental. Aussi, il faut savoir qu'au moins deux parmi les huit jeunes qui comparaîtront libres disent ne rien à voir avec les événements incriminés. Ils étaient au mauvais endroit, au mauvais moment, samedi soir, affirment-ils.

Pour rappel, les éléments des services de sécurité de Tizi Ouzou, en Kabylie, ont arrêté plusieurs jeunes samedi soir, à la veille du référendum constitutionnel du dimanche 1er novembre. Présentés mardi 3 novembre devant le procureur de la République, cinq d'entre eux ont été mis sous mandat de dépôt. Les huit autres comparaîtront libres le jour du procès programmé pour le mardi 10 novembre.

Il faut rappeler également que l'opération de vote n'a pas vraiment eu lieu en Kabylie, puisque l'administration avait décidé de l'annuler dans les wilayas de Tizi Ouzou et Bejaïa ainsi que dans les localités kabylophones des wilayas limitrophes. L'administration avait justifié cette décision par des raisons sécuritaires que de nombreux observateurs contestent.

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