Le rapatriement des dépouilles des Algériens décédés en France se fera désormais aux frais de l’Etat. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi 5 novembre 2020 le Consulat d’Algérie à Lyon dans un communiqué. Mieux, selon la même source, la disposition est mise en application depuis le mois de mai.

Le Consulat d’Algérie à Lyon informe l’ensemble des ressortissants algériens établis dans sa circonscription consulaire que les frais de rapatriement des dépouilles mortelles des ressortissants algériens décédés à l’étranger sont, sous conditions, couverts par l’État depuis le 17 mai 2020, et ce, conformément à l’article 71 de la Loi des Finances Complémentaire (LFC) 2020“, peut-on lire dans le communiqué en question.

La représentation diplomatique informe ainsi qu “en cas de décès, la famille du défunt non assuré et justifiant de situation de précarité est invitée à prendre attache avec nos services en vue de l’engagement de la procédure”. Dans le même sillage, le même Consulat rappelle que les Algériens “souscrits à des polices d’assurance obsèques dans le pays d’accueil, sont automatiquement pris en charge par leurs compagnies d’assurance”.

Une disposition maintes fois repoussée

Voilà bien une nouvelle qui soulagera à coup sûr la communauté algérienne établie en France et dans les autres pays étrangers. Il faut dire que de nombreux Algériens vivent un véritable calvaire à chaque fois qu’ils perdent un des leurs. Ils sont à chaque fois appelés à faire le parcours du combattant pour procéder au rapatriement des corps des défunts. Des quêtes sont d’ailleurs organisées pour aider les famille des défunt à cet effet.

Cette disposition a été, pour rappel, annoncée à plusieurs reprises par le passé. Elle n’a cependant pas été appliquée. « Les frais de rapatriement des dépouilles de nos Algériens ne coûtent rien. C’est de la procédure. C’est de la bureaucratie. Je m’engage à créer un fonds spécial au niveau de la présidence de la République pour le rapatriement gratuit de tous les Algériens qui meurent à l’étranger », avait déclaré à ce propos le chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune au lendemain de son intronisation à la tête de l’Etat algérien.