L’étudiant algérien Sid Ahmed Ghlam a été condamné, jeudi 5 novembre, à la réclusion à perpétuité pour l’attentat échoué de Villejuif, en France. Il est accusé d’avoir commandité une attaque contre une église et d’avoir assassiné Aurélie Châtelain, une jeune professeure de fitness, indique le média français Le Monde.

L’étudiant algérien, âgé de 26 ans, a écopé d'une réclusion criminelle à perpétuité avec vingt-deux ans de sûreté. Cette peine est assortie d’une interdiction définitive de séjour sur le territoire français au terme de sa condamnation. Ce verdict, annoncé après huit heures de délibération, est conforme aux réquisitions du Parquet français antiterroriste (Pnat).

L’accusation a affirmé que l’étudiant algérien avait fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) et avait projeté de commettre un attentat contre une ou deux églises de Villejuif, le 19 avril 2015. Ce jour-là, il avait également abattu Aurélie Châtelain, une professeure de fitness de 32 ans, sur un parking de Villejuif, dans le but de lui voler sa voiture, ont relaté les enquêteurs devant la cour d’assises spéciale de Paris.

L’étudiant algérien a fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI)

Sid Ahmed Ghlam s'est, par la suite, blessé à la jambe avec son arme, abandonnant alors son projet d’attentat, toujours selon les enquêteurs. L’étudiant algérien a nié avoir eu l’intention de massacrer des paroissiens. Il a affirmé qu’un complice, dont aucune trace n’a été retrouvée, avait assassiné « accidentellement » la jeune femme.

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Par ailleurs, au cours de son procès, Sid Ahmed Ghlam a reconnu s’être rendu à deux reprises en Turquie où il a rencontré de hauts responsables de l’EI, dont Abdelnasser Benyoucef, alias « Abou Mouthana », chef des opérations extérieures de l’EI, jugé en son absence et qui a été condamné symboliquement jeudi à la réclusion criminelle à perpétuité. Il est probablement mort en 2016 en zone irako-syrienne.

Sid Ahmed Ghlam soutient qu'il est désormais « en voie de déradicalisation" et se présente comme un « repenti », même si les seuls noms qu’il a pu donner aux enquêteurs sont ceux de personnes déjà décédées. Depuis l’ouverture du procès, le 5 octobre, le jeune homme n’avait pas non plus eu un mot de compassion pour la famille de la victime, regrettant seulement « son parcours ».

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