Le patron du groupe médiatique Ennahar, Anis Rahmani, a été condamné à 5 ans de prison ferme assortie d'une amende de 100 000 dinars. Le verdict a été rendu ce dimanche 15 novembre par le tribunal de Bir Mourad Raïs, à Alger. 

En effet, le tribunal de Bir Mourad Raïs, à Alger, a prononcé une peine de cinq ans de prison contre Anis Rahmani, le président-directeur général du groupe Ennahar, poursuivi dans plusieurs affaires. En plus de la prison ferme, il devra s'acquitter d'une amende de 100 000 dinars.

Pour rappel, le procureur de la République près le même tribunal avait requis, la semaine dernière, le double de la peine prononcée, à savoir de dix ans de prison ferme, ainsi qu'une amende de 100 000 dinars.

Interpellé le 12 février 2020, Anis Rahmani est incarcéré depuis à la prison de Koléa, dans la wilaya de Tipaza. Le prévenu était notamment poursuivi pour enregistrement et diffusion d’une communication téléphonique qu’il a eue avec un officier supérieur de l’Armée algérienne. Plusieurs autres chefs d'inculpation ont été retenus contre lui, indique le journal Ennahar qui a rapporté la nouvelle de sa condamnation ce dimanche.

Plusieurs chefs d'inculpation

Le directeur du groupe Ennahar était poursuivi, au départ, pour « le trafic d’influence », « obtention d’indus avantages », « violation de la législation régissant le mouvement des capitaux » et « ouverture de comptes bancaires à l’étranger ». Certaines accusations ont été cependant annulées.

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Il importe de relever que le patron d’Ennahar était un soutien de taille à l’ex-président déchu et surtout à son frère et conseiller Saïd Bouteflika. Son soutien acharné pour Abdelaziz Bouteflika l’a amené à montrer son hostilité et celle de son groupe médiatique au chef de l’Etat actuel, Abdelmadjid Tebboune, à l’époque où il était candidat à la présidentielle du 12 décembre 2019. Certains observateurs de la scène politique algérienne relèvent, d'ailleurs, le lien entre cette hostilité et ses déboires avec la justice.

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