Les syndicats de l’Education en Algérie ont exprimé, dimanche 15 novembre, leur colère contre la mauvaise gestion de la pandémie de coronavirus dans les établissements scolaires. Ils appellent les autorités à accorder aux écoles un budget « spécial Covid-19 », pour faire face à cette crise sanitaire.

Le Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (CELA) a dénoncé « l’absence des moyens de protection » et « l’espacement entre les opérations de désinfection dans les établissements scolaires ». « Il n’y a ni gel, ni masque, ni même d’opérations de désinfection régulière » déplore le président du CELA, Zoubir Rouina, dans une déclaration au quotidien francophone El Watan.

De son côté, le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF) estime que le protocole sanitaire mis en place par la tutelle « n’existe que sur papier ». Le président du syndicat, Boualem Amoura, évoque le manque d’eau, d’eau de Javel et d'agents d'hygiène dans les écoles. « Nous ne constatons rien sur le terrain », déplore-t-il. C’est pourquoi, prévient le syndicaliste, il faut agir tout de suite avant que la situation ne s’aggrave.

Ainsi, les syndicats d’enseignants, contrairement à l’Union nationale des parents d’élèves (UNPE), ne souhaitent pas la fermeture des écoles pour une durée de 15 jours. Cependant, ils exigent que l’Etat fournisse aux établissements scolaires « des moyens matériels et financiers pour faire face à cette pandémie ». Le responsable du SATEF plaide pour l’allocation « d’un budget spécial Covid-19 » pour endiguer la pandémie de coronavirus dans les milieux scolaires. « L’Etat algérien doit allouer un budget spécial pour cette année aux établissements scolaires », insiste-t-il.

Lire aussi : Coronavirus en Algérie : Un spécialiste préconise des mesures sévères