Malgré la hausse effrayante des cas de contamination au coronavirus, le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, estime que les services de santé « ne sont pas dépassés ». Selon lui, la situation sanitaire de l'Algérie ne nécessite pas l'installation d'hôpitaux de campagne, du moins pour l'instant. 

Le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, a reconnu, ce dimanche 22 novembre sur les ondes de la radio Chaîne 3, que la situation sanitaire en Algérie était « inquiétante et alarmante ». Mais, estime-t-il, elle reste « globalement maîtrisée ».

Il assure, en effet, que contrairement à ce qui est rapporté çà et là, les services relevant de la santé « ne sont pas dépassés ». Pour illustrer ses propos, le ministre fait savoir que 50% des lits sont inoccupés. Selon lui, le problème dans la gestion de la crise sanitaire réside « dans le manque de coordination entre les structures hospitalières ».

A la lumière de son constat, Abderrahmane Benbouzid se dit, pour le moment, contre l’idée d’installer des hôpitaux de campagne pour faire face à l’afflux des malades contaminés par le coronavirus. Pour autant, il reconnaît que le personnel soignant montre « un épuisement ». Mais il assure que son département « fait face à la situation ».

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Par ailleurs, le responsable ministériel a réaffirmé que les établissements scolaires resteraient ouverts avec le renforcement de certaines mesures censées « garantir et préserver la santé des élèves ». Sur la question du durcissement des mesures de confinement, en raison de la flambée du nombre journalier de cas de contamination, le ministre estime que cette possibilité n’est pas envisagée, mais « demeure envisageable ».

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