Les tarifs appliqués en Algérie pour les différents tests de dépistage du coronavirus retiennent enfin l'attention des pouvoirs publics. Il est question de réviser la réglementation régissant les analyses médicales, selon le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, qui s'est exprimé sur la question ce dimanche 22 novembre à l'hôpital de Beni Messous. 

En effet, le ministre de la Santé a évoqué les prix des tests de dépistage du coronavirus en Algérie lors de sa visite à l'hôpital de Beni Messous (Alger). Les citoyens critiquent depuis un certain temps les tarifs appliqués pour ces tests, notamment celui à la PCR, dont le prix atteint parfois les 20 000 dinars.

Abderrahmane Benbouzid a dit regretter les tarifs appliqués en Algérie. Dans le même sillage, il a annoncé l'existence d'une commission qui travaille actuellement sur la révision de la réglementation régissant les analyses médicales. Le travail de cette commission va-t-il amener les laboratoires à baisser leurs prix ? Seul l'avenir le dira avec certitude.

En attendant, le citoyen algérien, notamment celui vivant dans des conditions modestes, continue à payer cher ses tests de dépistage du coronavirus. Et ce, quand il trouve les moyens de s'offrir ces tests. Parce que si le test sérologique peut coûter jusqu'à 3 000 dinars, celui par scanner ne peut être fait pour moins de 10 000 dinars. Pour ce qui est du test PCR, le plus demandé de tous, son prix peut aller jusqu'à 20 000 dinars.

Par ailleurs, à l'occasion de cette sortie de travail, le ministre de la Santé a encore une réitéré la volonté de l'Algérie de s'approvisionner en vaccins anti-covid dès leur disponibilité et leur homologation par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Des accords ont déjà été signés dans ce sens.

Lire aussi : Coronavirus en Algérie : Un double impact sur la vie des Algériens