Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) a effectué une visite de deux semaines en Algérie pour débattre de la situation économique en crise du pays. C’est ce qu’a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué, publié jeudi 26 novembre.

En effet, le ministère des Finances a fait savoir, jeudi, qu’une délégation du FMI avait effectué une visite « virtuelle » en Algérie du 9 au 23 novembre. Cette visite, a précisé le ministère, avait pour objectif d’« actualiser le cadrage macroéconomique et de discuter des perspectives et priorités de l’Algérie ». Une initiative qui intervient dans un contexte marqué par une crise financière induite par la chute des prix de pétrole et aggravée par la pandémie de coronavirus

Le ministre algérien des Finances, Aymen Benabderrahmane, a évoqué avec la délégation du FMI « les répercussions de la pandémie sur les agrégats macroéconomiques et budgétaires ». Il leur a indiqué que son département ministériel avait évalué, en juillet dernier, à près d’un milliard d’euros les pertes subies par les entreprises publiques en raison de la crise liée à la pandémie de coronavirus.

Face à la crise, le PLF2021 est la solution, selon le ministre des Finances

Par ailleurs, les deux parties ont discuté des « instruments à envisager pour contenir le déficit budgétaire, stimuler la croissance et promouvoir une diversification de l’économie ». Aymen Benabderrahmane a présenté à la délégation du FMI le projet de Loi de finances 2021, qui vise, selon lui, à « faire face aux répercussions de cette pandémie et à jeter les bases d’un plan de relance post-crise ».

Pour rappel, l’Algérie, quatrième puissance économique du continent africain, est dépendante de la rente pétrolière, qui représente plus de 90% des recettes extérieures. Selon les prévisions du FMI, le pays risque de connaître cette année une récession de 5.2% ainsi qu’un déficit budgétaire parmi les plus élevés de la région, en raison de la double crise sanitaire et économique.

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