Le nombre de décès quotidien dus au coronavirus connaît, depuis le début du mois de novembre, une constante progression en Algérie. Le pays a rapidement franchi le seuil des dix décès quotidiens pour passer à une vingtaine de décès journaliers. Les spécialistes de la santé expliquent les raisons de cette hausse.

Le professeur Rachid Belhadj, directeur des activités médicales et paramédicales du CHU Mustapha-Pacha (Alger), détaille, dans une déclaration accordée au quotidien francophone Le Soir d’Algérie, les raisons qui ont conduit à la hausse du nombre de décès journaliers des suites du coronavirus.

Selon ce praticien de la santé, la virulence du pathogène et la fragilité des personnes contaminées sont derrières cette hausse. Le Pr Rachid Belhadj a indiqué que la virulence du virus avait sensiblement augmenté, notamment chez « les personnes représentant certaines comorbidités, particulièrement chez les personnes âgées ou chez des diabétiques ».

Durant cette deuxième vague, souligne le Pr Belhadj, les services de santé ont accueilli un grand nombre de personnes nécessitant une hospitalisation d’urgence. Pour lui, cette résurgence de l'épidémie est marquée par la force de frappe du virus. Ce qui a conduit à créer « des tensions au niveau des structures de santé, notamment en lits de réanimation intensive mais aussi de lits dotés d’oxygène ».

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Le Pr Belhadj révèle, par ailleurs, qu’au niveau du CHU Mustapha-Pacha d'Alger, les personnes hospitalisées sont uniquement celles « ayant besoin d’oxygène en fonction du degré de saturation ». Ainsi, il explique que les malades ayant une saturation entre 80% et 85% sont mis sous oxygénothérapie. Cependant, ceux qui représentent une désaturation dangereuse sont mis en réanimation et « c’est généralement, ces gens-là qui décèdent, notamment les personnes âgées ».

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