Fuyant des conditions de vie difficiles, des dizaines de Tunisiens ont tenté d'entrer en Algérie, a rapporté, vendredi 27 novembre, le journal arabophone Echorouk. Selon la même source, ils ont été refoulés par les gardes-frontières algériens. 

La vie, semble-t-il, est devenue dure dans la région tunisienne de Kasserine, à la frontière avec l'Algérie. Livrés à la précarité accentuée par cette crise du coronavirus, des citoyens de cette région frontalière avec l'Algérie ont tenté de pénétrer sur le territoire algérien.

Ils étaient, en effet, des dizaines de Tunisiens issus de cette contrée à essayer, vendredi 27 novembre, de franchir les frontières terrestres algériennes, fermées à tous les ressortissants étrangers depuis le mois de mars suite à la propagation de l'épidémie de Covid-19.

C'était, cependant, compter sans la vigilance des gardes-frontières qui les ont interceptés. Composés de jeunes et de moins jeunes des deux sexes, ces Tunisiens ont été priés de rebrousser chemin. Selon le journal arabophone Echorouk, les concernés ont obéi sans opposer de résistance.

Conditions de vie difficiles

Depuis cet incident, les gardes-frontières algériens ont redoublé de vigilance tout le long de la bande frontalière entre l'Algérie et la Tunisie, pour contrer d'autres tentatives d'entrées sur le sol algérien.

Il est à noter que la population de cette région de Kasserine s'est, à maintes reprises, révoltée contre les conditions de vie difficiles auxquelles elle fait face. La région est réputée pour être un des fiefs de la contestation en Tunisie. En 2011, lors des événements de la « révolution de Jasmin », elle a été en première ligne des manifestations qui ont ébranlé le pays durant plusieurs mois.