L'ancien sélectionneur national Rabah Madjer est revenu sur son passage à la tête de l'équipe d'Algérie dans un entretien accordé au journal qatari Al Arab. Le prédécesseur de Djamel Belmadi soutient avoir été victime d'une injustice. 

« J'ai été victime d’un complot, on a lancé une grosse campagne à mon encontre dès le début », estime l'ancien sélectionneur, ajoutant : « Certaines personnes m'ont poignardé dans le dos et l'histoire de leur pardonnera pas ».

Malgré tout, Madjer dit qu'il ne regrette pas d'avoir accepté la mission qu'on lui a confiée à la tête des Verts : « Je ne regrette pas mon passage en équipe nationale. Mon amour pour mon pays n’a pas de limites. J’ai pris l’équipe dans un mauvais moment, ce qui a ouvert la voie à certains pour s’en prendre à moi et tenter de salir mon image », se désole-t-il.

« J'ai été poignardé dans le dos »

L'homme à la talonnade affirme, par ailleurs, que la Fédération algérienne de football lui doit encore de l'argent. Mais son « amour pour le pays » l'a dissuadé de faire pression sur la FAF pour recevoir son dû. « Je suis parti sans faire de bruit et j’ai payé le prix fort. Savez-vous que j’aurais pu porter plainte à la FIFA afin de réclamer mon dû ? Mais je ne l’ai pas fait car mes principes et mon amour pour le pays m’ont empêché de le faire », soutient-il.

Rabah Madjer, qui ne semble toujours pas digérer les critiques dont il a été la cible lors et après son expérience avec l'équipe nationale, estime qu'il n'a nullement échoué dans sa mission à la tête du staff technique de l'EN. Cela en dépit, a-t-il encore clamé, de la pression qu'il a subie. « Comment peut-on dire que j’ai échoué alors que nous avons gagné 3 à 0 face au Centrafrique, 4 à 1 face à la Tanzanie et 4 à 1 face au Rwanda, et ce, avec un effectif composé essentiellement de joueurs locaux ? » s'interroge-t-il.