La mort de Zineb Redouane, une dame d'origine algérienne, survenue à Marseille en 2018 lors des événements des gilets jaunes revient au devant de la scène. Une contre-expertise remet en cause en effet les conclusions de l'enquête sur les circonstances du décès et accable la police locale.

Zineb Redouane est une Algérienne âgée de 80 ans qui vivait à Marseille. Elle a été mortellement touchée par des éclats d'une grenade dans son appartement en décembre 2018 lors des manifestations des gilets jaunes. L'expertise officielle a conclu alors que le lance-grenade à l'origine du tir avait été "utilisé selon les préconisations et les procédures d'emploi en vigueur dans la police nationale", mettant ainsi les CRS hors de cause.

Cette conclusion n'a visiblement pas convaincu tout le monde. C'est le cas du média d'investigation en ligne Disclose et le groupe de recherche basé à Londres, Forensic Architecture, qui ont mené depuis une contre-expertise. Et celle-ci leur a donné raison, selon leurs dires.

La thèse d'un tir tendu validée

Selon eux, les analyses qu'ils ont menées, basées sur le rapport balistique, des images de vidéosurveillance et une modélisation 3D détaillée, contredisent en effet les résultats de l'enquête officielle. La contre-expertise n'écarte pas en effet la thèse d'un tir tendu. C'est ce qu'a rapporté la presse française mardi 1er décembre 2020.

À lire aussi :  France : Le coût de la vie pour les étudiants en forte hausse

Les médias français qui étaient plusieurs à relayer l'information, indiquent que pour Disclose et le groupe Forensic Architecture, "la modélisation 3D de l’environnement démontre l’existence d’un danger au moment du tir et les responsabilités du tireur et du superviseur sont clairement engagés".

Par conséquent, estiment les enquêteurs indépendants, la justice doit revoir sa copie et se prononcer sur la conformité du tir et la responsabilité des CRS dans la mort de Zineb Redouane. La famille de la victime à travers ses avocats espèrent que le juge demandera une nouvelle expertise, rapporte la même source.

Il est à rappeler que le décès de cette dame Algérienne, survenu le 2 décembre 2018, a ébranlé toute la région de Marseille à l'époque. La famille de la victime a clairement accusé la police d'être derrière ce décès.