Des associations et des élus ont dénoncé les lenteurs dans le traitement des dossiers des demandeurs de titres de séjour, dans les Côtes-d’Armor, dans le nord de la France. Le collectif réclame que les demandes d'une catégorie de requérants soient traitées par la préfecture dans des délais qui ne dépassent pas quatre mois. C’est ce qu’a rapporté le média Ouest France dans son édition de jeudi 3 décembre. 

Selon la même source, sept associations, dont Cajma, le Secours catholique et Asti, se sont associées aux trente élus signataires d’une tribune dans laquelle est dénoncé le traitement des dossiers de jeunes migrants non accompagnés dans les Côtes-d’Armor.

« Alors que les démarches relatives aux demandes de titres de séjour étaient déjà depuis plusieurs années de plus en plus difficiles […], cet accès aggravé par la crise sanitaire est entièrement lié au fonctionnement de la Préfecture. Le traitement des dossiers s’allonge sans cesse (de nombreux mois, voire années), les tracasseries s’accumulent », regrettent ces associations.

Elles demandent que « les dossiers soient traités dans des délais raisonnables qui ne devraient pas dépasser quatre mois, selon la loi, et dans le respect des personnes migrantes et de leurs droits ».

A noter cette initiative intervient quelques semaines après des propositions fermes mises sur la table par la droite française. La convention du parti Les Républicains a plaidé pour le durcissement des règles d’obtention, mais aussi de renouvellement des titres de séjour en France.

Afin d’aboutir à une réduction du taux de l’immigration en France, les Républicains proposent de mettre un terme aux 30 000 régularisations annuelles tout en inscrivant dans la Constitution le principe d’un plafond d’immigration légal. Les Républicains comptent aussi proposer de conditionner l’obtention d’un titre de séjour ainsi que son renouvellement à un examen oral et écrit de langue française.