L’islam algérien est à prendre comme modèle en France pour mettre un terme à l’instrumentalisation politique. C'est le plaidoyer de Chems-Eddine Hafiz, avocat franco-algérien et recteur de la Grande mosquée de Paris. 

Dans un entretien accordé samedi 5 décembre au média électronique TSA, l’avocat franco-algérien et recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, a soutenu que l’islam algérien était à prendre comme modèle en France. Pour cet avocat, le rôle des imams et autres responsables de lieux de culte dans la lutte contre la radicalisation est primordial :  « Dans les mosquées, nous devons également faire notre travail. C’est à nous, responsables de lieux de culte, de prendre véritablement notre part de responsabilité. Il appartient aux imams de porter un discours religieux qui vient contrecarrer l’instrumentalisation politique des groupuscules extrémistes », a-t-il plaidé.

Le recteur de la Grande mosquée de Paris estime que « la responsabilité repose aussi grandement sur ceux qui ont accepté le Wahhabisme qui a détruit de nombreuses régions du monde et qui constitue aujourd’hui une plaie pour l’Islam de France », alors que, insiste-t-il, « l’Islam authentique, avec ses valeurs universelles et humanistes, doit rayonner, harmonieusement avec les valeurs de la République ».

« Nous ne pouvons pas accepter l'islamisme morbide »

C'est dans ce contexte que Chems-Eddine Hafiz cite l'« islam algérien, celui de nos ancêtres ». Ce courant de l'islam a montré, selon l'avocat, « sa tolérance, sa fraternité et sa solidarité avec tous les êtres humains », insistant sur la nécessité de refuser que « l'islamisme morbide vienne nous imposer ses règles (en France) ».

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Par ailleurs, le recteur de la Grande mosquée de Paris a évoqué la récente crise due aux caricatures du prophète Mohammad. Il considère que cette question « est importante parce qu’elle révèle un malaise certain dans la société française ».

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