Le président de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire, le Pr Kamel Sanhadji, a indiqué, samedi 5 décembre qu'il faudrait peut-être attendre jusqu'à six mois pour espérer voir le vaccin anti-covid arriver en Algérie. Une déclaration en totale contradiction avec ses propos de la veille. 

Vendredi 4 décembre, ce professeur avait déclaré à la Radio Sétif que le vaccin arriverait bientôt en Algérie. Plus encore, il avait affirmé que la campagne de vaccination serait lancée en janvier 2021. Ce samedi 5 décembre, il revient sur ses propos sans toutefois s'expliquer, en déclarant au journal électronique TSA que le vaccin ne serait pas disponible de sitôt en Algérie.

« Franchement on ne sait pas. Dans le monde entier on est en train d’attendre les résultats publiés dans les revues internationales concernant ces vaccins. Les résultats sont prévus dans les prochaines semaines, peut-être dans les prochains mois. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’on pourra analyser de façon rationnelle les résultats tels qu’acceptés par la communauté scientifique internationale.

Déclarations contradictoires

Ça nous aidera à discerner et à aller vers le bon choix pour pouvoir aider les pouvoirs publics dans leur décision. On espère bien que cela se fera dans le prochain semestre, peut-être dans six mois ou un petit peu plus, mais pas dans l’immédiat », a-t-il déclaré.

Il faut dire que ses déclarations faites à la Radio Sétif, vendredi, en ont surpris plus d'un dans la mesure où elles vont à contre-sens des propos du ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid. Ce dernier avait clairement écarté la possibilité de l'arrivée d'un vaccin contre le coronavirus en janvier. « Il est impossible que le vaccin soit disponible dans 6 mois », avait souligné Benbouzid, ajoutant : « Nous n’avons pas déclaré qu’il serait distribué à partir de janvier, nous n’avons pas encore pris de mesures ».

A signaler que le Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie de coronavirus en Algérie avait également avancé que la campagne de vaccination pouvait être menée dès le mois de janvier. C'est dire que les responsables en charge de la situation sanitaire en Algérie semblent avoir du mal à accorder leurs violons concernant ce dossier sensible.