Deux membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) ont saisi le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, pour solliciter la suppression de l’attestation d’entrée exceptionnelle en Algérie. Il s'agit des députés de l'émigration Samir Chaabna et Amira Salim qui ont interpellé séparément Djerad à travers deux courriers officiels.  

C'est la députée Amira Salim qui a été la première à monter au créneau pour réclamer officiellement l'annulation de ce document pour les Algériens bloqués à l'étranger. C'est dans ce sens qu'elle a adressé, samedi 5 décembre, une requête au Premier ministre.

Dans son écrit publié sur sa page Facebook, la parlementaire a mis en exergue le nombre important de demandes qui arrivent au ministère de l'Intérieur en charge de traiter les dossiers. Cela rend quasiment impossible, a-t-elle fait remarquer, la mission de répondre à toutes les requêtes dans les délais. Dans son argumentaire, Amira Salim évoque les cas urgents dont les situations ne peuvent pas attendre jusqu'à ce que les demandes soient traitées.

« Je me demande, Monsieur le Premier ministre, quand est-ce que cette autorisation sera suspendue pour rendre ainsi l'entrée et la sortie du pays tributaire seulement du test PCR ? » demande la députée au chef du gouvernement.

« Confier le dossier de rapatriement à Air Algérie »

Lundi 7 décembre, c'était au tour de Samir Chaabna d'interpeller Abdelaziz Djerad sur le même sujet. Dans son courrier également publié sur sa page Facebook, le député a également réclamé la levée de l'obligation de présenter ce fameux document pour entrer en Algérie.

Samir Chaabna a, en outre, demandé le renforcement des liaisons aériennes vers la France à travers la couverture d'autres destinations, citant les villes de Lyon, Toulouse, Mulhouse, Lille, Nice, Montpellier, Bordeaux et Strasbourg. Il a également suggérer que la gestion de ces opérations de rapatriement soit confiée aux agences de la compagnie aérienne Air Algérie.  Actuellement, le dossier est géré par les ambassades et les consulats d’Algérie.