Le réalisateur Bachir Derrais a enfoncé l'ancien ministre de la Culture Azzedine Mihoubi, auditionné, il y a quelque jours par la justice en Algérie. Dans une publication postée ce mercredi 9 décembre sur sa page Facebook, le réalisateur a tenu à apporter quelques précisions sur son film Larbi Ben M'hidi, interdit de sortie en 2018.

A l'époque, le film a suscité une vive polémique entre le réalisateur et Azzedine Mihoubi, alors ministre de la Culture. Le réalisateur du film Bachir Derrais est revenu à la charge ce mercredi en apportant quelques détails sur cette affaire. Des détails relatifs au volet financier qu'il vient de découvrir lui même à travers le PV d'audition de Mihoubi.

C'est en tout cas ce qu'il laissé entendre dans un communiqué publié sur sa page Facebook. "Je viens de recevoir le PV de l'audition de Azeddine Mihoubi au tribunal de Bir Mourad Rais. Je me rends compte que finalement mon film est le seul projet financé par le ministère de la Culture qui n'a bénéficié d'aucun centime d'euro et qui s'est vu refuser toute autorisation de transfert d'argent pour la post-production", écrit d'emblée le réalisateur.

Derrais promet de ne pas se taire

Il explique qu'à l'époque, quand il a cherché à comprendre les raisons de ce refus, l'ancien ministre de la Culture avait dit que c'était l'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia qui était derrière le refus. Bachir Derrais précisera toutefois qu'il n'avait pas "cru à cette version une seule seconde".

Bachir Derrais se rappelle en outre que "dans la même semaine, ce Mihoubi accorde une autorisation de transfert d'un montant de 1 million d'euros vers le compte de la société de Yamina Benguigui pour un film français et 3 autres autorisations pour deux autres projets...".
Le réalisateur promet par ailleurs qu'il ne va pas lâcher l'affaire. "Ceux qui croient que je vais me taire, se trompent lourdement. Je règle quelques petits soucis liés au prochain film et je m'occuperai de tous ceux qui ont saboté mon film (ministres ou ses larbins) par toutes les voies juridiques et légales en Algérie et à l'étranger" promet-il.