Le ministre de l'Industrie, Ferhat Aït Ali Braham, a annoncé, ce jeudi 10 décembre, un plan de relance en faveur de deux entreprises publiques en difficulté, dont l'ENIEM, fermée depuis quelques jours à cause d'une nouvelle crise financière. 

Bonne nouvelle pour les travailleurs mis au chômage technique par l'ENIEM, après que cette dernière a suspendu la production par manque de moyens de financement. Une sortie de crise a été annoncée par les autorités concernées. En effet, le ministre de l'Industrie a fait état, ce jeudi, d'un plan de relance pour cette société ainsi que pour l'Entreprise nationale des industries électroniques (ENIE), qui se trouve également dans une impasse financière.

Le plan en question fera l'objet de discussions dimanche 13 décembre, lors d'une réunion prévue à cet effet et à laquelle prendront part tous les responsables concernés par ce dossier, dont, bien entendu, les dirigeants des deux entreprises en souffrance. Lors d'un point de presse animé à Alger, le ministre de l'Industrie a évoqué un plan de relance pérenne et « non un plan de relance d'urgence qui soit conjoncturel », a rapporté Algérie presse service (APS).

Lueur d'espoir pour les 1 700 travailleurs de l'ENIEM

« Notre vision est que le secteur public doit bénéficier d'une relance et d'un financement, mais sur des bases financières saines », a tenu à préciser Ferhat Aït Ali Braham. Précédemment, ce dernier a durement critiqué la gestion de l'ENIEM. Une entreprise qui « a consommé, selon lui, des milliards pour rien ». Pour rappel, l’ENIEM, sise à Tizi Ouzou, en Kabylie, a été contrainte d'arrêter la production le 1er décembre. La durée de suspension des activités a été fixée à un mois.

La décision a été motivée par « la persistance du blocage par la banque de l’octroi des crédits nécessaires pour le financement des approvisionnements et la rupture des stocks des matières premières entraînant de fait l’arrêt de la production et l’abrogation de la production de l’électroménager à partir de collections CKD », avait expliqué la direction de l’entreprise dans un communiqué. La décision n'a pas été du goût des travailleurs qui ont initié plusieurs actions de rue, pour crier leur ras-le-bol.