Un autre maire comparait devant la justice en Algérie. Cette fois, il n'est pas question d'une affaire de corruption ou de mauvaise la gestion de l'assemblée, mais de harcèlement sexuel. Le prévenu préside aux destinées de l'APC de Sidi Medjahed, dans la wilaya de Tlemcen. 

Sa présumée victime est une fonctionnaire exerçant dans le CEM de la commune dans le cadre du filet social, indique le journal arabophone Ennahar qui a relayé cette affaire dans son édition de mercredi 9 décembre. Le procès a eu lieu, selon la même source, au niveau du tribunal de Ghazaouet.

La jeune femme, mariée, est allée réclamer la régularisation de sa situation professionnelle auprès de ce maire. Au lieu de répondre à la requête de la femme, ce dernier lui aurait fait des avances. Il lui aurait proposé d'avoir des relations intimes avec lui « en échange d'un poste de travail et d'un logement ». La victime n'a pas cédé. Mais loin de s'avouer vaincu, le président de l'assemblée populaire communale (APC) aurait usé d'autres moyens pour atteindre son objectif. Il s'est mis, selon le témoignage de la victime, à exercer des pressions terribles sur elle.

Tous les moyens utilisés

Il lui aurait envoyé des lettres et il l'aurait harcelée continuellement. Selon la défense, il est allé jusqu'à demander à un des voisins de la femme de la prendre en photo et de lui prendre son portable pour la faire chanter par la suite. Il aurait mis sur la table 40 millions de centimes afin que le voisin en question lui réalise « ce service ».

Lors de son audition, l'accusé a nié les faits retenus contre lui. Il a soutenu qu'il s'agissait d'une affaire montée de toutes pièces par le couple (la victime et son époux) qui voulait, selon lui, salir son image. Il a admis toutefois qu'il avait écrit des lettres à la femme.

A l'issue du procès, le procureur de la République a demandé la peine maximale à l'encontre du prévenu. Le verdict est attendu dans les prochains jours.