Le Pr Kamel Djenouhat, chef de service à l’EPH de Rouiba et président de la Société algérienne d’immunologie, affirme, dans une interview accordée au quotidien El Watan et parue ce dimanche 13 décembre, que l’Algérie n'a pas les moyens d’acquérir certains vaccins contre la Covid-19.

Le professeur révèle que le vaccin à ARN messager de Pfizer-BioNTech a démontré une grande efficacité. Une efficacité « beaucoup plus élevée par rapport à ce à quoi s’attendait et aussi par rapport au seuil d’efficacité exigé par l’OMS ». Par contre, le professeur affirme que ce vaccin ne sera pas accessible aux Algériens à cause des moyens de conservation.

Kamel Djenouhat ajoute, par rapport à ce vaccin, que « les effets secondaires ou indésirables rapportés dans le document d’étude de la firme et le rapport de la FDA sont relativement acceptables ». Il estime que « pour ce qui est du prix, qui reste à mon avis très élevé, cela relève des prérogatives des moyens et des décisions de chaque pays ».

L’Algérie n'a pas les moyens de conserver le vaccin

Par ailleurs, le professeur reste sceptique par rapport aux capacités de l’Algérie de conserver le vaccin. Il affirme qu'en « tant que biologiste et professeur en immunologie, j’ai une idée générale sur les moyens de conservation dont on dispose, l’état des lieux des structures hospitalières concernant le volet relatif aux moyens logistiques de conservation disponibles, il est très difficile pour nous d’acquérir un tel vaccin sachant qu’un congélateur -80°C coûte aux alentours de trois millions de dinars et la grande majorité de nos hôpitaux sont, malheureusement, dépourvus de ce type d’ équipement ».

Kamel Djenouhat estime aussi que l’arrivée du vaccin contre la Covid-19 n’empêchera pas de maintenir les mesures barrières après le début de la campagne de vaccination. Ces dernières « restent le meilleur garant contre la transmission, en attendant de nouvelles recommandations".

Lire aussi : Covid-19 en Algérie : Le prix du vaccin russe «Spoutnik V» révélé