Les prix des véhicules d’occasion s’enflamment en Algérie depuis quelques semaines. Ils ont connu des hausses vertigineuses à cause du blocage des importations et l’arrêt des usines d’assemblage. Ainsi, les coûts des véhicules d’occasion sont devenus l’équivalent de ceux des véhicules neufs.

Ces prix exorbitants s’installent dans la durée, notamment après l’annulation de l’autorisation d’importation des véhicules de moins de trois ans. En effet, au début du mois d’octobre dernier, le ministre de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, a annoncé que le gouvernement avait décidé de « geler momentanément » le dossier du retour à l’importation des véhicules de moins de trois ans. Une décision justifiée par la cherté des voitures d’occasion dans les marchés étrangers. Elle a aussi pour objectif d’éviter les mouvements des devises dans le marché parallèle en Algérie.

Cette décision, qui arrive au moment où les usines de montage ont cessé leurs activités à cause notamment des gros scandales de corruption, a contribué à la flambée des véhicules d’occasion. Ces derniers, soumis à la la loi de l’offre et de la demande, sont devenus inaccessibles à l’Algérien aux revenus moyens.

Les marchés sont fermés à cause de la pandémie

Les Algériens qui aspirent acheter un véhicule se sont rabattus sur Internet pour tenter de trouver les offres qui leur conviennent depuis la fermeture des marchés de vente de véhicules à cause de la Covid-19. Ils se retrouvent devant une réalité amère : les revendeurs font la loi, ils sont maîtres du marché. Et ni les importations des véhicules neufs ou d’occasion, ni le montage local des voitures ne peuvent juguler le manque de l’offre.
Cette situation va durer dans le temps, étant donné qu’aucune mesure n’est prise pour desserrer l’étau sur le marché de l’informel, les importations de véhicules neufs étant gelées et les usines de montage ne fonctionnant plus.

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