La chambre d'accusation de la Cour d'Alger a programmé ce jeudi 24 décembre le procès en appel du directeur général du groupe médiatique Ennahar, Anis Rahmani. L'examen de son dossier relatif à l'affaire du colonel Smaïl est finalement prévu le 4 janvier 2021.

Dans ce dossier, Anis Rahmani, de son vrai nom Mohamed Mokadem, est accusé d'outrage à un responsable militaire durant l'exercice de ses fonctions, de diffamation contre l'Armée nationale populaire et atteinte à un corps constitué.

Aussi, dans le même dossier, le patron d'Ennahar est également poursuivi pour atteinte à la vie privée des personnes. De même que pour enregistrement et publication d'une discussion sans autorisation, et ce, dans le but de faire de la propagande. Il répondra également des publications susceptibles de nuire à l'intérêt national.

Pour rappel, Anis Rahmani a été lourdement condamné dans ce dossier en première instance. Le tribunal de Bir Mourad Raïs, à Alger, a en effet prononcé le 15 novembre 2020 la peine de 5 ans de prison contre le patron d'Ennahar. Son procès a eu lieu une semaine auparavant.

Le jour du procès en question, Anis Rahmani est resté à la prison de Koléa. Il comparaissait par visioconférence en raison de la situation sanitaire qui prévaut en Algérie depuis plusieurs mois. Le procureur de la République  avait requis la peine de 10 ans de prison et 100 000 dinars d'amende.

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Arrêté le 12 février 2020, le directeur général d'Ennahar a été placé en détention à la prison de Koléa (Tipaza). Il devait répondre de chefs d'accusation tels que trafic d'influence et obtention d'avantages indus. Mais visiblement, la justice a du annuler ces charges. Elle n'a retenu que les accusations liées directement à la discussion avec le fameux colonel Smaïl.

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