Le ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Ferhat Aït Ali Braham, a affirmé, ce lundi 28 décembre, que l'importation de véhicules de moins de trois ans était inapplicable. Il a indiqué, lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale chaîne 1, que le dossier n'était pas reporté, mais non applicable. Il porte, selon lui, préjudice à l'économie nationale.

Ferhat Aït Ali a précisé que l'importation des véhicules devait répondre aux besoins du pays et se ferait selon ses capacités financières. Le ministre de l’Industrie a également affirmé que son département avait mis en œuvre une nouvelle politique. Cette dernière vise, selon lui, à la mise en place d'une véritable industrie automobile. Il a souligné la nécessité de donner la priorité à la production pour redynamiser le marché de l'automobile en Algérie. Ferhat Aït Ali a souligné que l'industrie nationale avait traversé 20 ans sans investissement, alors que des milliards avaient été dépensés dans le secteur.

Le ministre de l’Industrie a également révélé que le nombre d'agences d'importation de véhicules activant dans le domaine dépassait les 180 en Algérie. Selon lui, plusieurs de ces agences importent plusieurs marques à la fois, en contradiction avec la réglementation en vigueur.

Le ministère a pris en charge les problèmes de l'ENIEM

Par ailleurs, le ministre s'est exprimé sur la situation des entreprises en difficulté. Il a affirmé qu'il n'était pas possible d'ouvrir le capital de ces dernières dans cette conjoncture. Ferhat Aït Ali indique que cette opération nécessite la relance de la bourse d'Alger. Concernant l'Entreprise nationale des industries de l'électroménager (ENIEM), le ministre affirme qu'elle a été victime d'une concurrence déloyale. Il révèle, par ailleurs, que cette entreprise a de grandes garanties de financement de la part des banques et souligne que ce dossier a été pris en charge par son département.

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Il faut souligner que le ministre est habitué à ce genre de déclarations depuis son installation. Très présent dans les médias, Aït Ali avait promis de relancer la production en Algérie et de convaincre les investisseurs étrangers de venir s'installer. Pour l'instant, les engagements du ministre n'ont pas été concrétisés, puisque l'industrie en Algérie traverse toujours une phase très difficile.

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