Trois éléments de la Protection civile et un infirmier sont accusés dans une affaire d'organisation de traversées de la Méditerranée à bord d'embarcations de l'immigration clandestine. Selon le site arabophone Ennahar, les trois pompiers sont en détention provisoire alors que l'infirmier comparaîtra libre.

Selon la même source, l'affaire a éclaté après un échange sur Messenger entre un « harrag » ayant réussi à rejoindre la côte espagnole et le frère d'un autre qui n'a pas donné signe de vie depuis le mois d'août 2020. Il a fait savoir à son interlocuteur que son frère était dans la même embarcation qui s'était aventurée à partir d'une plage d'Oran.

Le rescapé a aussi indiqué au proche de son compagnon de « harga » qu'il avait été sauvé par un hélicoptère espagnol. Il précisera aussi qu'il avait entendu parler du sauvetage de deux autres occupants de l'embarcation par un bateau italien. Et qu'il n'avait aucune idée sur le sort des autres compagnons d'infortune.

Un certain Hamza, pompier à Alger

En fait, le même rescapé a ajouté que si la famille des autres occupants de l'embarcation voulaient plus d'informations sur le sort de leurs enfants, ils devraient contacter un certain Hamza qui se trouve être un élément de la Protection civile à Alger. Et c'est ce qui devait ouvrir la boîte de Pandore, ont cru les enquêteurs des services de sécurité.

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L'approfondissement de l'enquête par les policiers a fini par identifier le fameux pompier Hamza. Ce dernier a formellement démenti son implication dans l'organisation de traversées de la mort. Il a soutenu que la seule relation qu'il avait eue avec les fameux organisateurs de cette traversée, c'était sa tentative de récupérer l'argent de certains disparus.

Pour cela, il a tenté une médiation avec certains de ses collègues pompiers d'Oran qu'il a rencontrés « par hasard » dans une fête de mariage. Pour ce qui des deux autres éléments de la Protection civile et l'infirmier, ils ont nié toute relation avec cette histoire de traversée de la Méditerranée. Ils ont affirmé aux enquêteurs qu'ils ne connaissaient ni les disparus, ni leur sort.

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