Le 17 décembre 2020 à Bejaïa, 23 jeunes ont pris le large pour tenter de rejoindre clandestinement l'Europe. Depuis, plus de nouvelle d'eux. Leur sort reste inconnu. Leurs familles vivent entre espoir et amertume, guettant la moindre information sur leurs enfants. 

Pourtant, l'alerte a été donnée dès les premiers jours de la disparition des 23 harraga, qui ont embarqué à partir de la plage de Oued-Das, dans la commune de Toudja, précisent des sources locales. Aussitôt, des recherches ont été lancées à l'échelle locale, nationale et même internationale. C'est ce qu'a fait savoir le chef de la Sûreté de la wilaya de Bejaïa.

Ce responsable a affirmé à la Radio Soummam, qui a diffusé un reportage sur les jeunes harraga samedi 2 janvier, que ses services avaient lancé les recherches en temps opportun. Il a également assuré qu'il avait prévenu les services concernés au niveau national.

Les recherches ont été également effectuées en outre-mer. En Espagne notamment où une source a indiqué à la même radio que toutes les structures susceptibles d'avoir une information sur cette disparition avaient été visitées. Ainsi la Croix rouge, les pénitenciers, les hôpitaux du sud de ce pays ont été écumés. Mais en vain. Aucune traces des jeunes harraga. « Le ministère des Affaires étrangères avait déjà informé les autorités espagnoles », selon le chef de la Sûreté de Bejaïa

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Les familles dans l'expectative

Entre-temps et tout en caressant l'espoir de retrouver leurs enfants sains et saufs, les familles vivent dans une angoisse absolue. « Je ne dors plus. Je ne pense qu'à lui », confie l'un des parents des disparus. « Ma vie s'est arrêtée », ajoute un autre. C'est le même sentiment exprimé par les différents parents et proches de ces harraga. Interrogés par Radio Soummam, ils confient qu'ils étaient loin de se douter que leurs enfants allaient tenter une aventure aussi périlleuse.