L'Entreprise nationale des industries de l'électroménager (ENIEM), sise à Tizi Ouzou, en Kabylie, fait face à un nouveau blocage. La reprise du travail, prévue pour dimanche 3 janvier, n'a finalement pas eu lieu. La raison : les travailleurs ont refusé de rejoindre leurs postes, faute de la prise en charge de leurs revendications. 

Selon les syndicalistes cités par différentes sources médiatiques, les travailleurs de l'ENIEM revendiquent le départ pur et simple du président-directeur général de l'entreprise, Djillali Mouazer, ainsi la non-comptabilisation du congé technique dans les salaires. Selon la même source, ces conditions ont été posées dès l’arrêt technique de l'activité, survenu le 1er décembre 2020. Un arrêt, faut-il le rappeler, décidé par la direction de l'ENIEM à cause de la crise financière qui secoue l'entreprise.

Ainsi l'ENIEM, fleuron de l'industrie de l'électroménager à Tizi Ouzou et en Algérie, est de nouveau paralysée. A travers leurs représentants, les travailleurs affirment qu'ils ne reprendront le travail qu'après la satisfaction de leurs doléances. C'est dire que la grève risque de s'inscrire dans la durée. A moins que les responsables concernés arrivent à leur faire changer d'avis ou optent pour des décisions allant dans le sens des frondeurs.

La crise risque de perdurer

Pourtant, à l'annonce de la reprise des activités, tout le monde pensait que l'ENIEM était enfin arrivée à entrevoir le bout du tunnel. « Nous portons à la connaissance de l’ensemble du personnel que la date de reprise de l’activité au sein de l’entreprise est fixée pour le dimanche 03/01/2021 », indiquait le 2 janvier la direction de l’ENIEM, avant d'appeler « tous les travailleurs et travailleuses (à) rejoindre leurs postes de travail ».

La même direction avait rassuré « l’ensemble des travailleurs que la direction a entrepris toutes les actions nécessaires afin de débloquer la situation difficile que traverse l’entreprise actuellement ». Selon elle, « des garanties ont été données par les pouvoirs publics afin de trouver une solution durable qui garantira la pérennité des emplois au sein de l’entreprise, et ce, dans les meilleurs délais possibles ».

L'équipe dirigeante de l'ENIEM a toutefois mis en garde contre ce qu'elle appelle « la voie destructrice prônée par certains individus qui sont à la recherche de leurs propres intérêts en créant un climat de clanisme et de haine à l’intérieur de l’entreprise ».