Le marché noir des devises a replongé dans sa léthargie ces derniers jours. Alors que l’Algérie n'a toujours pas rouvert ses frontières et que le spectre d'une troisième vague du coronavirus fait toujours peur, la demande sur les principales devises, à l’instar de l’euro, a connu une baisse drastique. Pour autant, la monnaie unique européenne maintient toujours des cours au-dessus de la barre des 210 dinars.

Le marché noir des devises en Algérie connaît une certaine accalmie depuis quelques jours. Dimanche 10 janvier, la monnaie unique européenne s’échangeait à 210 dinars à la vente et 208 dinars à l’achat sur les principaux marchés parallèles en Algérie, à l’instar du Square Port-Saïd (Alger).

Par ailleurs, les taux des autres devises demandées sur le marché parallèle en Algérie ont enregistré une baisse au cours des dernières heures. Ainsi, le dollar américain s’échangeait à 168 dinars à l’achat et à 171 dinars à la vente (-2 dinars). La livre sterling, quant à elle, a perdu 3 dinars et vaut désormais 220 dinars à l’achat et 225 dinars à la vente, alors que le dollar canadien a été échangé à 128 dinars à l’achat et à 131 dinars à la vente, perdant aussi 3 dinars par rapport aux taux de la semaine passée. En revanche, le franc suisse est resté stable et s’échange toujours à 188 dinars à l’achat et à 192 dinars à la vente.

Légère baisse de l’euro sur le marché officiel

Dans le circuit officiel, la monnaie algérienne a connu une très légère hausse face à l’euro. Selon les chiffres de la Banque d’Algérie, l’euro vaut désormais 161,94 dinars à l’achat et 162 dinars à la vente. Contrairement à la monnaie européenne, le dollar a légèrement augmenté devant le dinar. Il s’échange à 132,57 dinars à l’achat et 132,59 dinars à la vente.

Il faut signaler que ces taux ne sont valables que pour les transactions officielles de la Banque d’Algérie. Cette dépréciation du dinar est due essentiellement à la volonté du gouvernement d’absorber le déficit budgétaire énorme que connaît le pays. Elle reste la seule option pour le gouvernement, avec le rejet de la planche à billets et l’endettement extérieur. Cette solution a pour conséquence un taux d’inflation de 1.9 % et le recul du pouvoir d’achat, déjà très faible, des Algériens.