L’ancien président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), Ali Haddad, a nié, mercredi 13 janvier, lors du procès des affaires du montage automobile et du financement occulte de la campagne présidentielle de 2019, toute relation « amicale » avec l'ex-conseiller et frère du président déchu, Saïd Bouteflika.

Selon le quotidien arabophone Echorouk, Ali Haddad a affirmé que ses relations avec Saïd Bouteflika se limitaient à l'échange professionnel. Il a souligné qu'il n'avait jamais voyagé, ni déjeuné avec lui. « Je n'ai jamais pris ne serait-ce qu'un café avec lui », a-t-il assuré.

Ali Haddad a également nié avoir été contacté pour collecter des fonds en prévision de la campagne électorale avortée du cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika. Il a affirmé que Saïd Bouteflika l'avait contacté uniquement pour lui demander « de lui adresser un comptable de confiance pour travailler à la direction de campagne ».

Selon Algérie presse service (APS), Ali Haddad a déclaré que le frère du président déchu l'avait aussi sollicité pour « déposer 6,5 milliards de centimes au siège du groupe ETRHB Haddad à Dar El Beïda (Alger) ». Pour Ali Haddad, le FCE « agissait sur ordre de la présidence et du Premier ministère », rapporte l'APS.

Ainsi, l'ancien président du FCE a rejeté toutes les accusations portées contre lui dans l'affaire liée au financement occulte de la campagne présidentielle de 2019. « Je n'avais aucune relation avec la campagne électorale », a-t-il répondu à la juge.

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De lourdes peines requises

Notons que plusieurs autres anciens responsables ont été entendus lors de ce procès qui se tient depuis trois jours par visioconférence. De lourdes peines ont été requises contre notamment les deux ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, qui risquent 20 ans de prison ferme et une amende d’un million de dinars, selon El Khabar.

Ali Haddad et les hommes d’affaires Mohamed Baïri, Ahmed Mazouz et Ahcene Larbaoui encourent, quant à eux, jusqu’à 10 ans de prison chacun.