Une vingtaine d’étudiants algériens inscrits dans des universités québécoises ont été renvoyés vers leur pays après leur arrivée à l’aéroport Montréal-Trudeau. L’affaire a fait grand bruit en Algérie. L'Ambassade du Canada en Algérie a réagi, ce vendredi 15 janvier, sans toutefois donner des précisions sur cet incident.

Dans un message publié sur sa page Facebook et destiné aux étudiants et futurs étudiants algériens au Canada, la représentation diplomatique assure que « le Canada continue d’accueillir les étudiants algériens » et qu'« il n’y a pas eu de changement de politique ». Sans faire référence directement au cas du groupe des étudiants algériens refoulés, l’Ambassade du Canada en Algérie « rappelle aux candidats intéressés que le Canada a une tolérance zéro pour la fraude et la fausse représentation ».

La mission diplomatique invite d'ailleurs les candidats à se méfier des fraudeurs : « Vous êtes responsables de tous les renseignements inscrits dans votre demande, même si votre représentant la remplit pour vous », souligne le communiqué.

L’ambassade du Canada en Algérie appelle également à se méfier des représentants qui « annoncent leurs services comment étant gratuits et vous demandent ensuite de payer des frais. Et vous conseillent de mentir dans votre demande ». Plus loin, le communiqué précise que « présenter de l’information fausse ou trompeuse dans sa demande constitue une infraction à la loi ».

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Pour rappel, un groupe d’étudiants algériens a été expulsé lundi du Canada. Une partie a pu embarquer sur le dernier vol de rapatriement des ressortissants algériens bloqués au Canada, opéré par Air Algérie. L’autre partie, arrivée lundi sur un vol de la Royal Air Maroc, a été transférée vers l’aéroport de Casablanca, ville par laquelle elle a transité en venant d’Algérie. Ce groupe a été pris en charge par le consulat algérien de Casablanca et par l’ambassade.

Arrivés samedi au Canada à bord d’un vol d’Air Algérie, les 12 étudiants ont été interdits de territoire par les autorités canadiennes sous prétexte que leurs dossiers étaient incomplets. Les étudiants ont expliqué que « les services frontaliers canadiens à Montréal leur ont exigé de remplir des conditions d’entrée au Canada qui n’étaient pas prévues lorsqu’ils ont entrepris les démarches pour obtenir le visa d’études ».