La crise sanitaire que traverse le monde entier a des conséquences désastreuses sur l'économie algérienne, notamment sur les petites et moyennes entreprises (PME). En effet, selon un rapport de l’ONU, cette crise va considérablement ralentir les avancées réalisées par l’Algérie pour atteindre ses Objectifs de développement durable (ODD) de l’agenda 2030.

Le rapport confirme les expertises des économistes en Algérie. La pandémie du coronavirus a durement impacté l'économie algérienne. Selon ce rapport intitulé « Analyse rapide de l’impact socio-économique de la Covid-19 sur l’Algérie», les mesures du confinement prise par l’Algérie ont touché tous les secteurs. Cependant, le rapport souligne que ces mesures sont à des degrés d’impact différents. «Les entreprises font face à des pertes substantielles qui menacent leur fonctionnement et leur solvabilité, notamment les petites entreprises et une grande partie de travailleurs risquent d’être exposés à des pertes de revenus et à perdre leur travail», indique le rapport.

Augmentation du taux de chômage

Les experts de l'ONU soulignent que les conséquences de la crise sanitaire «sont particulièrement sévères pour les employés sans protection sociale ou les travailleurs journaliers ainsi que pour les personnes les plus vulnérables au sein de l’économie informelle qui représenterait 46% de l’économie algérienne (selon l’ONS en 2012)».

Ils affirment que «le nombre final de pertes annuelles d’emplois en 2020 dépendra de manière décisive de l’évolution de la pandémie et des mesures prises pour en limiter l’impact et en particulier la durée du confinement. Il est donc difficile aujourd’hui d’avancer un chiffre. Selon les résultats de notre modèle, le taux de chômage se situerait autour de 15%».

Par ailleurs, ce rapport met en exergue ,les conséquences de la crise sanitaire sur le développement durable en Algérie. L'expertise affirme que les conséquences de cette pandémie vont au delà de «la stricte dimension sanitaire, risquant de faire régresser les progrès accomplis depuis plusieurs décennies pour combattre la pauvreté».

Ce rapport de l'ONU préconise qu' «en conformité avec l’agenda 2030, qui engage tous les secteurs à ne laisser personne pour compte, la réponse à la crise de la Covid-19 doit soutenir les personnes et groupes les plus vulnérables, dont les femmes, les jeunes filles, les enfants, les personnes âgées, les travailleurs informels, les migrants et les réfugiés, tout en prévenant l’émergence de nouvelles vulnérabilités». Il appelle à «la protection des groupes les plus vulnérables et l’activation des leviers accélérateurs d’une relance socio-économique sur des bases plus durables et écologiquement saines (qui) seront d’une grande importance».

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