Les opérateurs ayant fourni des dossiers qui remplissent les conditions énoncées dans le cahier des charges relatif à l’exercice d’importation de véhicules neufs, obtiendront prochainement leurs agréments. Cependant, de nombreux Algériens se demandent à quel prix seront commercialisés ces véhicules ?

Selon un communiqué du ministère de l’Industrie, les concessionnaires devraient obtenir aujourd’hui leurs agréments provisoires pour l’importation de véhicules neufs. Cependant, dans une conjoncture économique affaiblie, l’obstacle, auquel feront face les acheteurs, sera les prix de ces véhicules. De nombreux experts estiment qu’il y aura peu de voitures sous la barre des deux millions de dinars.

Le spécialiste et expert du marché automobile, Aimen Cheriet, affirme que la classe moyenne n’aura pas accès facilement aux véhicules importés. « Il sera même un produit de luxe pour la majorité des familles algériennes », déclare-t-il, même si on ne connait pas jusqu’à présent les prix de ces véhicules importés ni leurs marques. Donc il est encore tôt, selon cet expert, de parler des prix de véhicules neufs importés vers l'Algérie.

Aimen Cheriet explique les raisons de la hausse des prix des véhicules importés

Dans le même contexte, Aimen Cheriet explique, dans une déclaration accordée au quotidien francophone El Watan, les raisons qui seront derrière la hausse des prix des véhicules neufs importés. Il évoque ainsi les nouvelles taxes imposées par la loi des finances 2021, à savoir les droits de douane qui sont à 15%, la TVA à 19% et la TAP à 2%. Ajouter à tout cela, les frais de la logistique et le taux de change du dinar. Toutes ces charges, selon l’expert, feront augmenter les prix sur le marché « de 50% de majoration par rapport au prix de la sortie de l’usine ».

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Pour rappel, le sénateur Abdelouahab Benzaïm a appelé, samedi 9 janvier, au gel de l’importation de véhicules neufs. Il estime que cette opération aura un impact sur les réserves de change du pays. « Le problème n’est pas dans la délivrance des licences et les bénéficiaires. Le problème est : avons-nous suffisamment de devises pour financer au taux officiel les importations de véhicules ? » s’est-il demandé sur sa page Facebook.

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