La sénatrice LR Valérie Boyer a réagi à la condamnation judiciaire du livreur algérien en situation irrégulière qui a « refusé de servir des Juifs » à Strasbourg. La sénatrice des Bouches-du-Rhône a déclaré qu’« il n’y a aucune raison que nous accueillions des Algériens en France en situation irrégulière, et qu’on les y laisse travailler de surcroît ».

Dans un entretien accordé mardi 19 janvier au site Causeurn, Valérie Boyer s’est violemment attaquée aux plateformes de livraison qui, selon elle, défient le droit du travail et emploient de nombreux clandestins, de façon « cruelle et bien organisée ».

La sénatrice rappelle que le jeune Algérien était en situation irrégulière. « Pourtant, il travaillait pour Deliveroo ! Il a été condamné à quatre mois de prison ferme, il a 19 ans et serait arrivé en France il y a environ un an avec un visa de tourisme… Il fait désormais l’objet d’une obligation de quitter le territoire », rappelle-t-elle aussi. Généralisant ce cas, Valérie Boyer a plaidé qu’ « il n’y a aucune raison que nous accueillions des Algériens en France en situation irrégulière, et qu’on les y laisse travailler de surcroît ».

Critiquant la réglementation sur l’immigration en France, la sénatrice LR s’interroge : « Comment notre droit peut-il faire en sorte qu’un clandestin soit régularisé après des années en situation irrégulière ? Comment un employeur peut-il les embaucher ? Comment un clandestin peut-il avoir un statut d’autoentrepreneur ? » L’élue pense qu’« il est particulièrement choquant de savoir qu’une personne qui est en situation irrégulière, dans la mesure où elle justifie qu’elle a travaillé en France pendant cinq ans, peut demander sa régularisation ».

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Pour rappel, l’affaire du sans-papiers algérien ayant refusé de livrer les commandes de deux restaurants juifs a fait grand bruit ces derniers jours en France. Le livreur, âgé de 19 ans, sera expulsé de France, sur décision du ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Le tribunal correctionnel de Strasbourg l’a également condamné à quatre mois de prison ferme.