Les prix des produits alimentaires en Algérie sont devenus prohibitifs pour la plupart des familles algériennes. Cette situation, qui dure depuis plus d’une année, suscite l’inquiétude des spécialistes qui sont plusieurs à tirer la sonnette d'alarme. 

L’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO) avait averti, au début de la pandémie de coronavirus, d’une potentielle crise alimentaire. La nouvelle flambée des prix que connaît l’Algérie est un des signes de la crise alimentaire crainte pas l’organisation onusienne.

La FAO explique cette situation par les « achats paniques », à savoir la ruée frénétique vers les étals à travers tout le pays, conséquence des mesures restrictives prises par l'Etat dans le cadre de la lutte contre la pandémie. « Il ne s’agit pas d’un problème d’offre, mais plutôt d’un changement de comportement vis-à-vis de la sécurité alimentaire », ont précisé les experts de la FAO.

Pour sa part, le président de l’Association algérienne pour la protection des consommateurs, Mustapha Zebdi, a révélé que la flambée des coûts de certains aliments « a dépassé les 40 % ». Pour lui, cette hausse spectaculaire est provoquée délibérément. Selon le président de la Fédération nationale de l’agroalimentaire (FNA), Khaled Belbel, la hausse des prix des denrées alimentaires, notamment les pâtes, est causée par « le monopole de certains opérateurs qui en profitent pour multiplier leurs bénéfices ».

De son côté, le ministère du Commerce cite plusieurs raisons au renchérissement des tarifs de certaines produits de consommation. Le département de Kamel Rezig pointe du doigt, en premier lieu, le facteur spéculation. En second lieu, c'est la rareté de certains produits et la hausse des prix du blé tendre importé qui sont évoquées.

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