Les autorités françaises vont-elles recourir au « passeport Covid » pour un retour à la vie normale ? En tout cas, une majorité de Français sont favorables à la mise en place d’un « passeport vaccinal », suivant le sondage Ifop réalisé, dimanche 17 janvier, par le média français Le Parisien. 

Il ressort, en effet, de ce sondage que la plus grande partie des participants est favorable à la mise en place d’un « passeport Covid » en France. D'ailleurs, six citoyens sur dix se disent pour la vaccination obligatoire. Le passeport sanitaire est un moyen, pour les partisans de son instauration, de retourner à la vie normale. Il permettra essentiellement la reprise des vols internationaux et des visites aux personnes vulnérables dans les Ehpad ou les hôpitaux.

Le « passeport Covid » pour un « retour à la vie d’avant » ?

Selon Giles Pialoux, un infectiologue français pour le « passeport sanitaire », ce dernier pourrait effectivement être « une possibilité de retour à la vie d’avant », dans la mesure où il « permettrait aux personnes vaccinées d’accéder à certains lieux, à certaines activités ». Selon lui, « la méfiance instinctive des Français va se transformer en acceptation. Ce n’est pas quelque chose qui va être vécu comme coercitif. On peut être pour et considérer que c’est prématuré, ce n’est pas antinomique ».

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Et de plaider : « Quand vous voyez le côté liberticide des variants qui arrivent, je trouve ça complètement déplacé. Est-ce que le "certificat de vaccination jaune", justement pour la fièvre jaune, est vécu comme un document liberticide ? Si vous voulez aller dans un pays où la vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire, ce sont les pays qui décident ».

En dépit de la persistance des voix qui réclament cette mesure en France, le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, juge cette disposition « bien trop hâtive ». « Il s’agit, selon lui, d’un débat très prématuré. Avoir aujourd’hui un passeport qui octroierait plus de droits à certains qu’à d’autres, ce serait choquant, ce n’est pas notre conception de la protection et de l’accès au vaccin ».

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