Pour faire face aux variants du Covid-19, l’Union européenne s’engage vers de nouvelles restrictions sur ses frontières. Les chefs d'Etat et de gouvernement des vingt-Sept pays se sont réunis jeudi soir par visioconférence pour tenter de coordonner leurs actions et discuter de restrictions supplémentaires à la libre circulation en Europe.

En Europe, l'inquiétude est vive quant aux risques de voir arriver une troisième vague violente d'infection par les variants plus contagieux du virus. Ainsi, comme lors des précédentes vagues, la question des frontières est revenue sur la table, remettant les pays membres de l’Union européenne au défi d'harmoniser leurs actions pour préserver le fonctionnement du marché intérieur, le transport de marchandises et la circulation des travailleurs transfrontaliers.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a estimé que « tous les voyages non essentiels » entre les pays du bloc devaient « être fortement déconseillés ». La cheffe de la Commission a proposé une nouvelle définition plus précise des zones à risque du point de vue sanitaire, avec une nouvelle catégorie « rouge sombre ».

Au sein de l'UE, les voyageurs en provenance de ces régions pourraient être soumis à l'obligation de subir un test avant leur départ et de se mettre en quarantaine à leur arrivée. Concernant les pays hors UE, « nous proposerons des mesures de sécurité supplémentaires pour les voyages essentiels vers l'Europe, par exemple en exigeant un test avant le départ », a-t-elle ajouté. Les Européens veulent éviter le chaos qui avait suivi les fermetures de frontières en ordre dispersé lors de l'arrivée de l'épidémie au printemps dernier.

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La France applique de nouvelles mesures

La France exigera, à partir de dimanche prochain, un test PCR négatif réalisé soixante-douze heures avant le départ pour la plupart des voyageurs de l’Union voulant entrer sur son territoire, hors liaisons terrestres.

Le président français Emmanuel Macron veut préserver une certaine fluidité au sein de l’UE afin de ne pas accentuer les ravages économiques de la pandémie, et il milite pour que ceux qui vont d’un pays à l’autre pour des raisons dites « essentielles » – comme les travailleurs transfrontaliers ou les transporteurs routiers – puissent continuer à circuler librement.

Pour les voyageurs qui arriveront par voie aérienne ou portuaire, Emmanuel Macron a annoncé qu’ils devront, présenter un test PCR négatif réalisé dans les soixante-douze heures précédentes. L’Elysée a précisé que l’approche du chef de l’Etat était également celle de « beaucoup de ses homologues européens ».