L’arrivée des voitures neuves sur le marché algérien est très attendue par les  citoyens. L’homme d’affaires et président d’« Elsecom Group », Abderrahmane Achaïbou estime que la facture d'importation de ces véhicules qui ne dépassera pas les 2 milliards de dollars US, permettra d’acheminer 150 000 à 180 000 véhicules durant l’année 2021.

Dans une déclaration accordée vendredi 22 janvier, au site arabophone Echourouk, Abderrahmane Achaïbou affirme que ce nombre ne pourra pas satisfaire la demande du marché, mais contribuera relativement à atténuer la pénurie.

Pour réduire la facture d'importation des véhicules, le gouvernement a eu recours à l'imposition de taxes douanières et fiscales au lieu de mesures d'interdiction ou de système de quotas. Cette mesure permettra d'approvisionner le marché national en attendant d'asseoir une véritable industrie automobile.

Selon des experts qui évaluent la demande annuelle à 400 000 unités, et en l’absence de production locale, les 2 milliards de dollars dégagés ne semblent pas en mesure de compenser le déficit. Même si le ministre écarte l’option des quotas, le plafonnement de la facture d’importation engendrera forcément des seuils de dépenses aux concessionnaires.

La facture des 2 milliards de dollars US permettra d’acheminer en Algérie entre 150 000 et 180 000 véhicules durant l’année 2021. Ce qui est loin de répondre à la demande nationale.

Le premier véhicule, pas avant 5 mois

Pour rappel, le président d’« Elsecom Group » a estimé que l’entrée du premier véhicule importé en Algérie ne se ferait pas avant au moins cinq mois. Abderrahmane Achaïbou affirme que les procédures liées à l’importation des premiers véhicules neufs en Algérie sont longues. Selon lui, les concessionnaires agréés devraient d’abord passer par plusieurs démarches avant de se lancer dans l’importation.

Le ministère de l’Industrie a attribué, lundi, des autorisations provisoires à quatre concessionnaires de véhicules neufs. Il a également annoncé plusieurs autres décisions relatives à ce dossier. Le comité technique chargé de l’examen et du suivi des dossiers relatifs à l’exercice de l’activité de concessionnaires de véhicules neufs a notifié un avis défavorable pour deux concessionnaires « ayant la possibilité de présenter un recours à la commission de recours dans les délais réglementaires ».