Les investissements directs étrangers (IDE) en Algérie ont reculé d'une façon drastique en raison de la crise sanitaire mondiale. En effet, selon le dernier rapport de Global Investment Trends Monitor de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), publié le 24 janvier, les IDE ont chuté de 83 millions de dollars l’année dernière.

Ainsi, à l'instar de tous les pays du monde, l’Algérie subit de plein fouet la crise sanitaire. Le rapport de la Cnuced indique que les flux des investissements directs étrangers (IDE) à destination de l’Algérie ont enregistré une baisse de 6% en 2019, pour s’établir à 1,382 milliard de dollars, contre 1,466 milliard de dollars en 2018. Les flux des IDE sortants ont suivi la même tendance, passant de 880 millions de dollars en 2018 à 83 millions de dollars l’année dernière.

Constat partagé par le ministère délégué chargé de la Prospective

Ce constat est partagé par le ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective. Ce dernier a indiqué que “l’investissement direct étranger en Algérie reste faible”. L’Algérie attire très peu d’IDE dans la région Afrique du Nord, soit à peine 10% en 2019. Ces investissements se concentrent dans le secteur de l’énergie. Ils ne contribuent pas à la diversification économique de l’Algérie.

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Par ailleurs, la baisse de ces investissements n'est pas seulement liée à la crise sanitaire. Elle a commencé depuis 2010 lors que les investissements représentaient 2,3 milliards de dollars. Ces derniers ont connu une chute brutale en 2015 en raison de la crise pétrolière de 2014. Ces investissements ont également été impactés par la réglementation sur le transfert des capitaux à l’étranger ou encore la loi imposant la participation d’une partie algérienne à un minimum de 51%”, selon le ministère chargé de la Prospective.

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